Le mercredi 11 juillet 2007, la Picharlerie a été expulsée et totalement rasée. Ce hameau, perché dans les montagnes cévenoles de Lozère, était occupé depuis le printemps 2002. Beaucoup, dans le coin et plus loin, ont réagi suite cette action répressive. Après moultes palabres un collectif est né (texte dans la rubrique "Un collectif en Cévennes"), pour s’aider mutuellement dans nos installations, chantiers, jardins..., s’organiser pour résister à la répression, poser le débat (en pratique, notamment) des habitats "hors normes", de l’usage des terres et de l’autonomie, lutter contre les projets de développement économique qui pousse encore plus la région et ses habitants dans une dépendance et un asservissement à l’économie marchande.
Aujourd’hui, comme on le craignait, l’attaque contre le squat de la Picharlerie était le signe d’un début de campagne de normalisation du territoire qui continue : après un procès à Mende contre les habitants d’une Yourte, un à venir à Bessèges et l’expulsion imminente du Prat del ronc occupé.
N’oublions pas que ce qui se joue ici, est un épisode parmi d’autres de la répression sociale, économique, politique et culturelle qui sévit partout sur la planète, avec, certes, une variation d’intensité. Ce site veut faire écho, même partiellement, à cette guerre sociale en cours.
Sète, 14 heures, un cortège commence à se constituer. Une demi-heure plus tard il s’ébranle et parcours les rues du centre ville. Il se dirige alors vers le centre de rétention au son de slogans comme « pierre par pierre, mur par mur, détruisons les centres de rétentions (ou toutes les prisons) », « ni prisons, ni frontières, ni centres de rétentions » ou « des papiers pour tous (ou pour personne !) ». Passant par le quartier alloué aux immigrés, des rencontres se font. Petit à petit le cortège grandit. (...)