Cévennes en lutte


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"Quand les luttes ont une odeur de terre..."

Daté du jeudi 20 août 2009

Documents joints


Vendredi 28 août à la Borie occupée
Soirée lectures et discussions sur les combats ruraux

Amenez textes et victuailles...

« T’as vu la gueule qu’y faisait quand on lui a démoli son carré de navets ? Une vraie tête d’assassin, et moi je te l’dis. Ces gars là faut les dresser, sans ça ils prendraient tout le pays. Tout le pays, ils prendraient.
Des gens qui n’sont pas d’ici. Des étrangers, tout ça. »
(Les Raisins de la colère, John Steinbeck)

« Voici le motif qui a donné lieu aux attroupements qui se sont succédés : la volonté des habitants des campagnes de ne pas se conformer à l’arrêté de M. le Préfet sur le rouissage des chanvres. Le 1er août, un attroupement fort d’environ 300 personnes armées de fusils, de faux, de fourches en fer, de piques et de bâtons entra dans le bourg de Chef-Boutonne vers 11 heures du matin, tambours et drapeaux en tête. (...) Cette première démonstration hostile de la part des habitants de cette commune ne fût faite que pour intimider l’autorité. Elle jeta naturellement l’épouvante dans la population. Après quelques menaces contre les autorités, les habitants égarés par de perfides conseils rentrèrent dans leurs communes, disant qu’ils reviendraient dans la nuit. La nuit fût calme, mais vers 7 heures du matin, un nouvel attroupement fort de 300 personnes arriva, armés de la même manière que la veille... »
(extrait d’une lettre de Waraim, lieutenant de gendarmerie, Melle, 4 août 1836, à M. le Ministre)