Cévennes en lutte


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Réunions publiques : à propos d’habiter...

Daté du lundi 5 avril 2010


Crise, citoyen, mobilisation générale, « sauver la planète », écologie, rentabilité, développement durable, Natura 2000...

ouaaaah c’est en train de muter, regardez !

Ça gonfle, ça enfle, ça grouille, ça a besoin de grandir, ça s’adapte pour être le plus fort, ça a l’air de renaître encore et toujours, mais ne nous fions pas aux apparences, les piliers sont toujours là, dedans, bien au chaud : la propriété privée, le travail, le patriarcat, le profit, la patrie, la hiérarchie... Les réformes sont des mutations destinées à pérenniser le système et ses valeurs fondamentales.

En apparence, c’est la paix sociale. Est-ce que cela signifie que tout le monde adhère à ces valeurs ? Ou la menace de la répression réussit-elle à contenir les désirs de résister ?

Nous subissons les pressions des institutions et les rapports de pouvoir intégrés par chacun de nous. Ce qui nous isole les uns des autres et induit un sentiment d’impuissance. Un exemple parmi tant d’autres, une personne attaquée en justice pour une construction illégale est amenée, pour se défendre, à invoquer son statut de propriétaire, d’exploitant agricole, ou autre... Dans le même contexte, une autre personne n’exprime pas activement sa solidarité par crainte de perdre ce qu’il a, et de nuire à l’accusé. La seule réponse possible semble alors être une esquive individuelle sur des détails. Le système n’en sort-il pas conforté et l’isolement des individus accru ?

Cadastre, plans d’aménagement du territoire, quartiers, zones, frontières... Le quadrillage de l’espace nous dépossède de nos moyens d’existence et permet le contrôle de nos vies. Il est même difficile de réunir les conditions essentielles à la survie individuelle, notamment celle d’avoir un toit. Alors que les politiques du logement visent à constituer des réserves d’individus mobilisables pour l’économie, doit-on s’en contenter ? Ou, au contraire, avons-nous envie de chercher ensemble des manières d’habiter l’espace sans rapports de pouvoir, de hiérarchie ?

L’objectif proposé pour cette réunion publique n’est pas de trouver LA solution, mais de réfléchir sur les relations humaines, partager les expériences, créer des solidarités et des complicités pour sortir de l’individualisation forcée, sans représentant, sans modérateur d’idées, ni spécialiste et expert-gestionnaire de toute sorte.

à Sainte-Croix-VF, La Baraka, le 12 avril 2010 à 19h
à Florac, bar Chez Proust (« la zone »), le 18 avril à 15h
à Saint-Martin-de-Boubaux, Foyer rural, le 27 avril à 19h